Comment vivent les termites ?
Les termites sont des insectes sociaux qui vivent en colonies de plusieurs milliers à plusieurs centaines de milliers d’individus. En Provence, ceux que l’on trouve dans les bâtiments sont surtout des termites souterrains, du genre Reticulitermes : la colonie reste dans le sol, et les ouvriers remontent dans le bâtiment pour se nourrir de la cellulose du bois.
Comme ils fuient la lumière et l’air sec, ils vident le bois de l’intérieur en laissant une fine couche intacte en surface, et circulent à l’abri, dans des galeries ou de petits tunnels de terre. Une attaque peut ainsi progresser des années avant qu’on la découvre.
Comment reconnaître une attaque de termites ?
Un bois attaqué par les termites sonne creux, s’effrite en lamelles et s’enfonce sous la pression d’un tournevis. Il est consommé dans le sens des fibres, et l’on trouve sur lui ou dans ses galeries des dépôts de terre, un mélange de terre, de salive et d’excréments.
Autres indices à surveiller :
- des cordonnets, ces petits tunnels de terre de quelques millimètres qui courent le long des murs, des plinthes, des canalisations ou des fondations ;
- au printemps, des termites ailés qui s’envolent (c’est l’essaimage), puis des ailes abandonnées au sol près des fenêtres ;
- des bois qui cèdent : plinthes, huisseries, parquets, marches d’escalier, pieds de poutres.

Poutre sous toiture attaquée par les termites : le bois est vidé de l’intérieur, les dépôts de terre signent leur présence.
Les insectes à larves, comme les vrillettes ou le capricorne, laissent des trous de sortie et de la sciure. Les termites, eux, ne font pas de trous et laissent de la terre. Et le traitement n’a rien à voir.
Notre méthode : les stations d’appâtage
Contre les termites, traiter seulement le bois attaqué ne suffit pas : la colonie, installée dans le sol, continue de remonter. Nous utilisons donc des stations d’appâtage, qui s’attaquent à la colonie elle-même.
Certaines sont enterrées autour du bâtiment, sur les zones de passage des termites ; seul un petit couvercle affleure. D’autres, dites aériennes, sont fixées à l’intérieur, directement sur les bois attaqués, au plus près de l’activité.
Les termites consomment l’appât, à base de cellulose, et le rapportent à la colonie. Sa substance active, un régulateur de croissance, bloque la fabrication de la chitine : les termites ne peuvent plus muer et la colonie décline peu à peu. Nous contrôlons les stations tous les 3 mois pour vérifier la consommation, réapprovisionner l’appât et suivre l’activité.
La pose et le suivi sont assurés par des applicateurs titulaires du Certibiocide, le certificat individuel délivré par le ministère de la Transition écologique pour l’utilisation professionnelle de certains produits biocides.

Pascal Sergent pendant la pose d’une station enterrée : elle intercepte les termites avant qu’ils n’atteignent le bâtiment.

Station aérienne ouverte sur une poutre attaquée : l’appât est placé au contact direct des galeries.
Sur ce chantier dans une maison du 14e arrondissement de Marseille, nous avons posé 30 stations enterrées et 6 stations aériennes.
Nous ne réalisons pas de barrière chimique (injection d’insecticide dans le sol et les murs) : nous préférons éliminer la colonie par les appâts.
Et les bois déjà attaqués ?
Selon les cas, les stations sont complétées par un traitement curatif des bois par injection et pulvérisation, ou par un traitement localisé par micro-ondes. Une pièce trop affaiblie doit en plus être renforcée ou remplacée par un professionnel de la structure.
Le traitement curatif des bois de structure (charpentes, poutres, planchers) relève de l’assurance décennale obligatoire. ChronoPest en dispose pour le traitement des bois, et l’attestation est jointe au devis. Quel que soit l’intervenant, demandez-la avant de signer.
Appâts, barrière chimique, pièges : quelles solutions contre les termites ?
Plusieurs méthodes existent, mais elles n’ont pas les mêmes résultats. La question décisive est simple : la solution atteint-elle la colonie, ou seulement les termites visibles ?
| Solution | Principe | Ce qu’il faut savoir |
|---|---|---|
| Stations d’appâtage (notre méthode) | Un appât consommé par les ouvriers et diffusé à toute la colonie | Élimine la colonie elle-même ; demande plusieurs mois de suivi |
| Barrière chimique | Injection d’insecticide dans le sol et au pied des murs, par forage | Empêche le passage sans détruire la colonie ; produits chimiques en quantité, travaux de forage |
| Pièges « maison » (carton mouillé, bois appât) | Attirer les termites pour vérifier leur présence | Utile pour confirmer une activité, sans effet sur la colonie |
| Insecticide en bombe ou en poudre du commerce | Tuer les termites visibles | Sans effet sur la colonie, qui contourne la zone traitée |
Les termites travaillent dans des zones difficiles d’accès : sous les sols, dans les murs, derrière les doublages et les plinthes. Les dégâts visibles ne montrent qu’une partie de l’attaque. C’est pourquoi il vaut mieux faire appel à un professionnel dès les premiers signes : le diagnostic repère l’étendue de l’infestation avant de choisir la méthode.
Combien coûte un traitement contre les termites ?
| Traitement par stations d’appâtage | Tarif indicatif |
|---|---|
| Infestation localisée | À partir de 1 200 € HT (1 320 € TTC) |
| Maison individuelle | Généralement de 1 500 à 3 500 € HT (1 650 à 3 850 € TTC) |
| Infestation importante ou bâtiment complexe | Sur devis |
Ce tarif comprend la mise en place des stations, les contrôles périodiques et le suivi prévu au devis.
| Traitement des bois | Tarif indicatif | Forfait minimum |
|---|---|---|
| Injection | À partir de 20 € HT (22 € TTC) le mètre linéaire | 500 € HT (550 € TTC) |
| Pulvérisation | À partir de 5 € HT (5,50 € TTC) le m² | 200 € HT (220 € TTC) |
| Micro-ondes (traitement localisé) | Sur devis | 1 500 € HT (1 650 € TTC) |
Les prix TTC tiennent compte de la TVA à 10 % applicable aux travaux dans un logement achevé depuis plus de deux ans ; sinon, elle est de 20 %. Ces montants sont indicatifs : le devis est établi après un diagnostic gratuit.
Termites : ce que dit la loi
L’occupant d’un bâtiment où des termites sont découverts doit le déclarer en mairie (Code de la construction et de l’habitation).
En cas de vente, dans les zones délimitées par arrêté préfectoral, un état relatif à la présence de termites doit être joint à la promesse ou à l’acte de vente. Il est établi par un diagnostiqueur immobilier certifié. Nous ne réalisons pas ce diagnostic réglementaire, mais nous intervenons pour traiter les termites qu’il révèle.
Enfin, les bois infestés retirés lors de travaux ne doivent pas être déplacés sans précaution, pour ne pas étendre l’infestation.
Limiter le risque
Les termites sont attirés par le bois posé contre les murs (tas de bois, planches, souches, cartons stockés au sol) et par l’eau : fuites, gouttières, infiltrations au pied des murs. Éloigner l’un et supprimer l’autre réduit déjà nettement le risque. Reboucher les fissures des murs et des dallages et entretenir les abords du bâtiment leur ferme aussi des passages.
Surveillez aussi les plinthes, les huisseries et les bois au contact des murs, surtout au rez-de-chaussée. Et si vous voyez des cordonnets de terre ou des termites ailés au printemps, n’attendez pas.