Qu’est-ce que le capricorne des maisons ?
Le capricorne des maisons (Hylotrupes bajulus) est un coléoptère de la famille des longicornes. L’adulte, gris-brun à noir, mesure de 1 à 2 cm environ et porte deux petites bosses brillantes sur le corselet. Ce n’est pourtant pas lui qui détruit le bois, mais ses larves. Pondues dans les fentes des poutres, elles creusent pendant plusieurs années des galeries larges et ovales, puis se transforment en adultes qui sortent en perçant un trou ovale.

Le capricorne des maisons adulte : repérez les deux bosses lisses et brillantes sur le corselet et les taches de poils clairs.
Il vise les bois résineux (pin, sapin, épicéa), et surtout leur aubier, la partie extérieure du tronc. Charpentes, solivages, poutres de terrasses couvertes et pergolas sont ses cibles habituelles.
Comment reconnaître une attaque de capricorne ?
Le signe le plus parlant, ce sont les trous de sortie : ovales, de 6 à 10 mm, aux bords irréguliers. Autour, on trouve souvent une vermoulure compacte, en petits boudins ou tonnelets, qui tombe des trous ou reste tassée dans les galeries.
D’autres indices complètent le tableau :
- le bois sonne creux, ou sa surface cède sous le poinçon, car sous une fine pellicule intacte l’aubier peut être réduit en poudre ;
- par temps chaud, on entend parfois les larves grignoter ;
- en été, des adultes apparaissent près des combles ou des bois attaqués.
Des trous ronds de 1 à 4 mm évoquent plutôt des vrillettes. Un bois creux sans trou de sortie, avec des dépôts de terre, fait penser à des termites. En cas de doute, le tableau d’identification des nuisibles du bois aide à faire la différence.
Pourquoi le capricorne est-il dangereux ?
Ses larves vivent plusieurs années dans le bois et s’en nourrissent sans interruption. Une attaque ancienne, jamais traitée, peut consommer une grande partie de l’aubier d’une poutre et réduire sa résistance, alors que presque rien ne se voit en surface. Les combles chauds et le climat provençal ne font qu’accélérer les choses.
Voilà pourquoi le diagnostic gratuit ne s’arrête pas à l’identification de l’insecte : le poinçon permet aussi de mesurer l’épaisseur de bois sain qui reste. Une pièce trop affaiblie devra être renforcée ou remplacée par un professionnel de la structure, en plus du traitement.
Comment traiter le capricorne ?
On applique le traitement de charpente, adapté à chaque pièce. Si le bois est verni ou lasuré, on commence par poncer, sinon le produit ne pénètre pas. Puis on bûche les parties vermoulues jusqu’au bois sain. Les poutres sont ensuite percées et équipées d’injecteurs, par lesquels le produit est envoyé sous pression au cœur du bois, là où vivent les larves. Une pulvérisation sur toutes les faces accessibles termine le travail : elle atteint les larves proches de la surface et protège le bois contre une nouvelle ponte.
Sur une zone localisée ou des poutres apparentes où l’on veut éviter tout produit, les micro-ondes chauffent le bois à cœur, mais sans effet préventif.
Traiter une charpente attaquée par le capricorne, c’est intervenir sur la structure du bâtiment : l’entreprise doit être couverte par une assurance décennale, ce qui n’est pas le cas de tous les intervenants. ChronoPest dispose de cette assurance, et l’attestation est jointe au devis. En savoir plus sur cette obligation.

Sur ce chantier de terrasse à Mimet, 10 poutres, soit 30 mètres linéaires, ont été poncées, bûchées, injectées puis pulvérisées deux fois.
Traitement curatif ou traitement préventif ?
Les deux ne répondent pas à la même situation, et le diagnostic permet de savoir lequel s’impose.
- Traitement curatif : la présence du capricorne est confirmée et l’attaque est active. Les étapes sont celles décrites plus haut : bûchage, injection d’un produit biocide autorisé en profondeur dans les zones attaquées, puis pulvérisation. L’accessibilité des bois (combles bas, isolation posée sur les poutres, doublages) conditionne l’application et donc le prix.
- Traitement préventif : aucune infestation, mais des bois exposés. Il consiste en une application en surface, par pulvérisation, sur les résineux neufs d’une charpente ou d’une terrasse extérieure, ou sur une charpente mise à nu lors d’une rénovation. Le bon moment est avant de poser l’isolation ou un plafond, tant que les bois sont encore accessibles.
Contrairement aux champignons, le capricorne n’a pas besoin d’humidité : il s’attaque aux bois secs de résineux, surtout à leur aubier. Un comble sec ne met donc pas une charpente à l’abri.
Combien coûte un traitement contre le capricorne ?
| Méthode | Tarif indicatif | Forfait minimum |
|---|---|---|
| Injection | À partir de 20 € HT (22 € TTC) le mètre linéaire, selon la difficulté d’accès | 500 € HT (550 € TTC) |
| Pulvérisation | À partir de 5 € HT (5,50 € TTC) le m² | 200 € HT (220 € TTC) |
| Micro-ondes | Sur devis | 1 500 € HT (1 650 € TTC) |
Les prix TTC tiennent compte de la TVA à 10 % applicable aux travaux dans un logement achevé depuis plus de deux ans ; sinon, la TVA est de 20 %. Ces montants sont indicatifs : le prix définitif figure sur le devis, établi après un diagnostic gratuit.
Prévenir une nouvelle attaque
Les bois résineux neufs posés en charpente ou en terrasse gagnent à être traités préventivement. Pour le reste, c’est surtout une question de vigilance : jeter un œil aux poutres au printemps et en été (trous frais, vermoulure claire), garder les combles ventilés et les bois au sec.
Et avant d’acheter une maison ou d’isoler des combles, faites vérifier la charpente. Une fois recouverts, les bois ne sont plus visibles.