La demande
Le propriétaire d’un ensemble de meubles anciens, à Toulon, nous a contactés pour une attaque de vrillettes, accompagnée de la présence de pyémotes. Armoires, chaises paillées, éléments à abattant, bureau : le mobilier représentait environ 10 m³.
Les pyémotes sont de minuscules acariens qui parasitent les larves d’insectes du bois, dont les vrillettes. Quand les larves disparaissent, ils peuvent piquer les occupants et provoquer des démangeaisons. Leur présence est donc souvent le signe d’une attaque d’insectes active dans les bois de la maison.
Notre intervention
Plutôt que de traiter chaque meuble séparément, nous avons regroupé tout le mobilier au même endroit, sur des cartons posés sur le film barrière. Une seule grande enveloppe étanche l’a ensuite recouvert, fermée par soudure, avec les absorbeurs d’oxygène et le capteur connecté pour le suivi à distance.

Pascal Sergent vérifie le regroupement des meubles avant la pose de l’enveloppe.

Les meubles sont imbriqués pour occuper le moins de volume possible : c’est ce qui réduit le coût de l’anoxie.

Pascal Sergent et un assistant soudent les lés de film barrière : chaque soudure doit être parfaitement étanche.
Le traitement a duré un mois, sur place, sans déplacer les meubles hors du logement.

L’enveloppe fermée autour des 10 m³ de mobilier.
Le résultat
À l’issue du mois de traitement, le client s’est déclaré satisfait : les meubles ont été traités sans aucun produit appliqué sur les bois, les pailles ni les finitions.
Ce qu’il faut retenir
En regroupant les meubles dans une seule enveloppe, on traite un mobilier entier en une fois, pour un coût bien moindre. Les chaises paillées et les finitions fragiles ne courent aucun risque, puisqu’aucun produit ne touche la paille ni le vernis. Et si des piqûres inexpliquées apparaissent dans une maison aux meubles anciens, pensez aux pyémotes : faites vérifier les bois.